La conservation d'un ensilage est un processus en deux parties, qui commence par la phase de respiration. Au cours de cette phase, la disponibilité de l'oxygène entraîne la décomposition des hydrates de carbone, ce qui peut conduire à l'échauffement de l'ensilage. C'est pourquoi un bon compactage et une couverture étanche à l'air sont essentiels pour éviter les pertes au cours de cette phase.
L'ensilage entre alors dans la phase d'acidification, dans laquelle la conservation dépend de la présence de bactéries lactiques actives. Deux conditions doivent être réunies pour que la fermentation soit efficace : un environnement anaérobie (sans oxygène) et une quantité suffisante d'hydrates de carbone fermentables dans l'ensilage. L'acide lactique, un conservateur naturel, abaisse le pH de l'ensilage à un niveau compris entre 3,5 et 4,2, ce qui a pour effet de stériliser l'ensilage et de bloquer la croissance des bactéries d'altération. Si le pH ne baisse pas suffisamment, des bactéries nocives telles que l'acide butyrique et les bactéries de pourriture peuvent se développer, ce qui entraîne des pertes d'ensilage importantes.








Coproduits comme couverture qualitative d'ensilage





La couverture avec des pelures de pommes de terre permet d'ajouter de l'amidon à la ration. Le drêche de brasserie étant un coproduit texturé et riche en protéines, il a un effet retardateur sur le rumen.
Recouvrir l'ensilage de maïs d'une couche de pulpes de pommes de terre, d'une épaisseur idéale de 35 à 40 centimètres, peut aider à prévenir les fissures. Des fibres trop sèches peuvent se fissurer et provoquer une fermentation indésirable, ce qui augmente les risques d'une mauvaise gestion de l'ensilage.




